Le livre d’or des Rencontres
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C’est la troisième fois que je viens aux rencontres littéraires de Nogaro. A chaque fois, je me sens un peu en vacances. L’accueil est admirable, les rencontres avec les lycéens toujours surprenantes et la découverte des autres auteurs un excellent moment. Merci à tous les organisateurs, aux professeurs, aux documentalistes, aux deux libraires, aux élèves et, aux maîtres de cérémonie : Eric et Myriam.
Mention spéciale au lycée de Condom, cadre superbe et chargé d’histoire qui m’a accueilli en décembre et en mai : collège pour garçons puis séminaire avant de devenir couvent des Ursulines et lycée mixte. Bref, des vieilles pierres dont l’énergie inspirante se transmet aux élèves 🙂
Pierre RaufastJ’aimeJ’aime
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Un immense merci à Eric et à l’ensemble de l’équipe pour ces moments passés à Nogaro. Ces rencontres avec les lycéens donnent confiance en l’avenir et prouvent que la littérature reste un merveilleux moyen de rassembler et de créer des échanges. Ce furent de très belles journées, enrichissantes, pleines de gaieté et de découvertes !
Longue vie aux Rencontres de Nogaro.
Franck BouysseJ’aimeJ’aime
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« Quand j’étais petit, j’étais fan de D’Artagnan, j’étais éperdument amoureux de Milady, ennemi juré de Richelieu, je me battais à l’épée avec un roseau, dans le jardin avec mon meilleur ami. Des années plus tard, je reçois un coup de fil, je comprends un mot sur deux, j’entends juste que j’ai gagné et je ne m’y attends tellement pas. Quelle joie, quelle fierté que de recevoir le « Prix Jeune Mousquetaire du premier Roman » de Nogaro !
On n’oublie pas une première fois, jamais. Et je suis heureux que ce soit avec vous. Chaque rencontre est émouvante, mais celle-ci avait un goût de “reviens y”. Et cela tombe bien, je reviens l’année prochaine. Grâce à vous, toutes et tous, j’ai pu être tout intimidé face à Franck Bouysse et Bernard Thomasson , me marrer durant des heures avec Pauline Delabroy-Allard, avoir des discussions passionnantes avec Camille Brunel, découvrir les plumes d’Emmanuelle Favier, de Pierre Raufast et Frédérique Martin…
J’ai l’impression de faire un discours comme si j’avais remporté la Palme d’Or, c’est tout comme. Merci à Eric Busson et à sa femme Myriam pour l’organisation, Merci aux lycées qui participaient au Prix,à Monsieur le maire de Nogaro, à Manon pour m’avoir invité dans sa médiathèque à Riscle, merci à José pour l’émission sur Radio D’Artagnan, merci à Zoé D’Aquino pour avoir su mener tout cela d’une main de maîtresse, et merci pour ce petit carnet avec vos mots, vos ressentis, que je garde précieusement avec moi, depuis.
Je suis heureux de voir que des jeunes adultes s’investissent dans la lecture, qu’ils prennent encore plaisir à lire, à découvrir, à s’ouvrir au monde, encore et toujours.
A l’année prochaine »
Vincent Lahouze
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Quelle joie, vraiment, lorsque je suis montée dans mon avion direction les Pyrénées pour la 14ème édition des Rencontres littéraires de Nogaro… et pourtant, je ne savais pas encore ce que j’allais y trouver !
Ça a commencé par les magnifiques paysages du Gers, pourtant sous la pluie, aperçus et admirés depuis la voiture, par la découverte de villages où j’ai eu directement envie d’habiter (oui), par la joie de retrouver Camille Brunel et de découvrir Vincent Lahouze, Frédérique Martin, Bernard Thomasson, Emmanuelle Favier et Franck Bouysse autour d’un délicieux repas. Sans compter, évidemment, la rencontre avec Myriam et Éric, organisateurs incroyables de gentillesse.
Et puis ça a continué au château de Laubade. Une sacrée scène, ça, la poignée d’écrivains marchant sous des parapluies dans les vignes. Une sacrée scène que je ne suis pas prête d’oublier. Une visite rare, beaucoup de rires, et une dégustation d’Armagnac. Vraiment, quelle chance !
Et puis le clou de la journée, les rencontres elles-mêmes. Avec les élèves, incroyables de maturité, qui m’ont fait tellement chaud au cœur avec leurs questions d’une pertinence rare, lors d’une table ronde avec Frédérique Martin, et puis ensuite, lors de la remise du prix, qui m’ont vraiment émue par leur engagement, leur souhait sensible de porter les livres qu’ils ont aimé, qui les ont bouleversés.
Voilà. La joie de Vincent, le lauréat, les carnets brodés emplis de petits mots sur nos romans (j’avoue quelques larmes lorsque j’ai lu le mien), les cakes au Carambar (oui), la recette des cakes au Carambar (oui, oui), les conversations avec les unes, les uns, les autres, sur l’écriture, la lecture, la vie, hein, bien sûr.
Et déjà il fallait aller se coucher. Comme les petits enfants qui veillent trop tard, je n’en avais pas envie, évidemment. Éric me l’avait dit, je ne l’avais pas cru mais il avait raison : la journée est passée en un clin d’œil. Bravo et merci à toutes et à tous, c’est une telle et grande joie, j’insiste, de voir que de tels beaux moments existent autour des mots, de nos mots.
A très bien vite
Pauline Delabroy-AllardJ’aimeJ’aime
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Je n’ai jamais coupé le cordon ombilical avec le lycée : comme les élèves des rencontres de Nogaro, j’ai eu la chance d’étudier du temps d’un professeur hyperactif & hyperenthousiaste comme Eric. J’ai revécu tout ça ce week-end, à Nogaro, ce petit « kick » d’un autre âge dont je ne peux plus être que spectateur, mais ça me suffit. C’était plus que des rencontres littéraires, c’était des rencontres littéraires & lycéennes. J’ai aimé voir les élèves chercher leur courage et bafouiller en lisant, partir en fous rires, hésiter avant de m’adresser la parole comme si j’étais intimidant, poser des questions avec le bras levé très droit très haut, même pleurer d’émotion quand c’était fini (#ComplexeDeNéron ?!)… Tout était très beau, vraiment. Merci Eric, je te souhaite d’avoir des premiers romans qui te seront dédiés un jour, par des élèves passés de l’autre côté des textes – tu les mérites ! (oh et, merci pour les mignardises véganes ! Gers can do it too !!)
Camille BrunelJ’aimeJ’aime
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Une belle idée, ce livre d’or, pour remercier, Eric Busson et toute son équipe, de ces interventions formidables, de l’accueil qui nous a été réservé, tant au niveau du Lycée de Mirande (dont je salue ici Eric, Josyane, Sandrine, Lauren et tous leurs élèves) que des rencontres littéraires elles-mêmes.
Cher Eric, ton équipe et toi faites un travail gigantesque pour mener un tel évènement sur une aussi longue durée.
Il y a les gens qui parlent, qui jugent et qui – bien souvent – n’en foutent pas une rame. Et puis il y a celles et ceux qui entrent dans la mêlée et mettent les mains dans le cambouis jusqu’aux coudes. Tu es de ceux-là et tous les bénévoles derrière toi, jeunes et vieux réunis, suivent ton exemple.
Soyez infiniment remerciés du sens que vous apportez ainsi à divers niveaux et de tout ce que vous aurez semé au fil du temps.
Je vous embrasse, en attendant d’avoir le plaisir de vous retrouver un jour.
Frédérique MartinJ’aimeJ’aime
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Quel bonheur de revenir à Nogaro.
Quel privilège de pouvoir assister aux délibérations aussi intelligentes qu’émouvantes des lycéens.
Quel plaisir de retrouver Éric, Myriam, Zoé et toute l’équipe de ces Rencontres si spéciales.
Quelle émotion que d’assister à la naissance de jeunes écrivains talentueux (Vincent Lahouze le génial et joyeux Mousquetaire de cette année, mais aussi les formidables finalistes Pauline Delabroy-Allard et Camille Brunel), après être passée par là il y a pourtant si peu de temps – mais le passage symbolique est tel que l’expérience du premier roman reste unique et non renouvelable.Amis de Nogaro, merci pour tout ce que vous faites, c’est tellement, tellement important. Et sachez que si vous continuez de recevoir si bien les auteurs, ils continueront à revenir. C’est à vos risques et périls !
Emmanuelle FavierJ’aimeJ’aime
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Chers amis du Gers. Dans ce même livre d’or, en 2012, j’écrivais que
votre « terre appelle un retour ». Et bien voilà ! C’est fait. Et dans
quelles conditions !
L’honneur et la responsabilité de présider vos rencontres littéraires.
Fichtre…
J’ai été super heureux de revenir à Nogaro et de revoir de nouveaux
jeunes visages enthousiastes et de nouvelles paires d’yeux avides de lire.
J’ai été super impressionné et intimidé de me retrouver face à vous au
ciné, c’est pas un concert de Johnny mais ça ne laisse pas indifférent,
croyez-moi.
J’ai été super content de pouvoir réfléchir avec quelques-uns
d’entre-vous, en atelier, sur l’écriture et ses différentes formes.
Bref, j’ai passé deux super journées !
Bon, maintenant y’a plus qu’à lire les 5 livres que vous avez choisis. Je
suis sûr qu’on va dénicher une perle. Et on se retrouve au mois de
mai…
Bernard ThomassonJ’aimeJ’aime
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La convivialité et l’ambiance des rencontres de Nogaro : incomparable !
Je ne suis qu’un jeune auteur et je n’ai, de ce fait, pas encore participé à beaucoup de salons, mais j’ai une certitude : celui-ci est bien particulier. Comme le disait très justement Niko Tackian, il y a une vraie fraternité autour de l’évènement qu’organisent Eric Busson et son équipe, et l’on y est accueilli davantage en ami qu’en auteur. Mon seul regret sera de ne pas avoir pu rester plus longtemps. Les moments d’échanges avec les lycéens donnent chaud au cœur, et poussent à écrire toujours plus. J’ai été très touché par leurs mots, que ce soit en direct, lors de la lecture, ou encore à travers le petit livre d’or (merci au passage pour le joli dessin avec la croix occitane et la tête de maure !)
Bref, vous l’aurez compris, n’hésitez pas un instant à mettre un pied dans le Gers. Vive Nogaro, vive l’armagnac, et longue vie au Prix Jeune Mousquetaire !
A bientôt, Amitié
Paul-Bernard MoracchiniJ’aimeJ’aime
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Depuis cinq ans que je « tourne » dans le circuit des salons et des événements littéraires à raison d’une cinquantaine par an, je n’ai jamais connu de rencontre aussi forte et prenante que ce Prix Jeune Mousquetaire.
Tout d’abord ce principe de récompenser des premiers romans, dans un système où la « sur -notoriété » de quelques-uns est la règle, est une chance exceptionnelle pour les jeunes auteurs. Dans un pays où la moyenne des ventes d’un premier roman est de 760, la récompense assure au lauréat, peu ou prou, les droits d’auteurs correspondant à cette vente et c’est une excellente chose.
Ensuite, associer dans la préparation et les débats cinq nouveaux auteurs à cinq auteurs « confirmés » est une heureuse volonté de créer un lien entre ce qui s’écrit et ce qui s’écrira. Un lien très rare dans l’organisation générale des manifestations littéraires et qui à lui seul mériterait une reconnaissance particulière.
Mais surtout ce prix se distingue par l’exceptionnelle implication des lycéens. Fédérer plusieurs lycées, en prévoir d’autres encore l’année prochaine ou très bientôt si j’ai bien compris, amener les élèves à lire, à présenter, à défendre un premier roman, voilà quelque chose qui réchauffe le cœur des auteurs et qui s’inscrit comme un gage, presque à contre-courant, de ce que la jeunesse et la littérature peuvent s’apporter réciproquement.
J’ai bien entendu été impressionné par le travail de toutes les équipes autour de Éric Busson. L’implication des professeurs dans les lycées, des volontaires dans les événements et des libraires. L’incroyable dynamisme de la Junior association pour piloter le projet. Cette ouverture aussi pour élargir l’événement à d’autres. Signatures en bibliothèques, rencontre en médiathèques. Comme une générosité, un partage, à une époque où bien des événements se créent ou se perpétuent dans la concurrence et la compétition.
Et puis surtout, récompense suprême de nos jours, j’ai été profondément marqué par le plaisir des lycéens qui se sentait jusque dans leurs petits sketches pour la présentation des auteurs, mais aussi dans ce bonheur qu’on devinait dans leurs regards d’avoir de tels professeurs, capables d’imaginer, d’organiser, de rendre possible un tel événement. J’ai eu moi aussi un tel professeur au lycée. À lui seul il a déterminé ma volonté d’écrire. Ces professeurs-là vous marquent pour la vie. En bien.
Alors je voudrais conclure en m’adressant à ceux qui tiennent dans leurs mains, par le pouvoir de l’argent et des subventions, le destin d’aussi belles, productives et fructueuses rencontres. Élus ou partenaires, venez vous rendre compte par vous-même de la force, de la puissance du lien que crée la culture entre les jeunes, entre les générations, entre une population et sa ville, entre les villages et leur région. Autant que le maillage économique, le maillage culturel est indispensable à la survie d’un territoire. Ne détricotez pas ce maillage. Ne sapez pas l’enthousiasme de ceux qui se donnent sans compter pour le tisser. Ne décevez pas l’espérance d’une jeunesse pour une vie autre que purement matérialiste. Assurez-leur au contraire les moyens de continuer à faire rayonner de façon intelligente et originale leur village, leur ville, leur région grâce à cet événement remarquable qui devrait servir d’exemple à bien d’autres villages, villes ou région.
À la relecture de ce texte, je m’aperçois qu’il m’est venu spontanément plus comme un plaidoyer et qu’il y manque un peu de toute cette émotion que Françoise et moi avons ressentie pendant ces quelques jours. Amour des livres et de la littérature, amour des lycéens pour leurs profs, amour des habitants pour leur territoire. Alors sachez que nous avons subrepticement volé, emporté, dans nos bagages un peu de cet amour, et que s’il venait à s’éteindre ou juste à vaciller, nous n’hésiterions pas à revenir le ranimer du côté de chez vous.
Ian Manook / Roy Braverman et Françoise.J’aimeJ’aime

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