Le livre d’or des Rencontres

  1. Chères toutes et chers tous,

    Je viens de toucher terre, ou plutôt Seine, encore nimbée de votre joyeuse passion du livre, de votre énergie collective stupéfiante.

    Merci, très sincèrement, de votre accueil chaleureux et inventif.

    Aujourd’hui, je me sens forte de votre soutien, plus que jamais déterminée et heureuse de poursuivre mes projets d’écriture.

    Je vous en suis infiniment reconnaissante.

    Avec toute mon amitié et,

    soyez-en sûrs, je reviens vous voir l’an prochain !

    Bien à vous toutes et tous,
    Sophie Van Der Linden

    J’aime

  2. Ce qui est bien avec le prix jeune mousquetaire du premier roman, c’est que ça file la super pêche. Cet hiver, quand j’ai été sélectionné, je me suis dit « Mazette, mon histoire n’est pas si branque que ça. Elle a touché des gens, des lycéens en plus ! ». C’est vachement important pour un premier roman(excusez mais, enthousiasme oblige, j’écris comme un djeun’s). Et puis, il y eut cette journée magique du mois de mai, pleine de spontanéité, de sincérité, d’échange, de fraîcheur (celle des lycéens et de la météo) et aussi… pleine d’Armagnac (hips). Bref, une vraie rencontre que je ne suis pas prêt d’oublier !

    Ce qui n’est pas bien avec le prix du jeune mousquetaire, c’est que, premier roman oblige, on ne peut participer qu’une seule fois…
    Vincent Desombre

    J’aime

  3. Un prix du premier roman, c’est particulier. Avant la parution du premier, il n’y a rien : pas de roman, et pour celles et ceux qui n’ont rien publié du tout, pas d’auteur. On oscille entre « c’est génial ce que je fais » et « je suis une merde finie ! », entre des phases d’euphorie créatrice et des moments où l’on se retient de défenestrer son ordinateur.

    Recevoir un prix décerné par une centaine de lycéennes et de lycéens (et quelques adultes !), c’est une très belle récompense qui donne beaucoup d’énergie pour la suite. C’était surtout un grand plaisir de passer cette journée dans le Gers et cette soirée riche en rencontres et en discussions. A toutes et tous, pour votre accueil, votre gentillesse et l’énergie que vous avez mise dans l’organisation de cet évènement : MERCI MERCI MERCI !!!
    Nicolas Rouillé – 12 Juin 2013

    J’aime

  4. Etre choisie par les élèves pour mon roman « Brioche » était un honneur. Venir à Nogaro a été un plaisir. Je me suis régalée à tous les sens du mot. Quel accueil chaleureux, quels beaux échanges, quelle gentillesse ! J’envie les auteurs de premier romans de 2014 qui découvriront à leur tour ce bel endroit et ces gens épatants. J’envisage même d’écrire un deuxième premier roman pour me faire réinviter ! Merci à tous.
    Caroline Vié

    J’aime

  5. Le retour est toujours périlleux, et en cela une énigme. Je me souviens vivement de ma première visite en 2011 pour de nombreuses raisons : la chaleur, les rencontres avec les élèves, les auteurs, les organisateurs, les verres partagés avec tous, les amitiés naissantes alors, et la joie de recevoir le prix, bien sûr. Revenir, après une première expérience aussi réussie, c’était prendre le risque de la déception, de céder au travers du vieux schnock qui trouve toujours que c’était bien mieux avant. Cette année, je venais pour assister à la consécration d’un autre. A priori le plaisir allait être moindre. Et pas du tout. Une fois de plus, nous étions rassemblés, et pas par la force des choses, mais pour le plaisir partagé des livres, et c’est quand même ça le plus important, bien avant de savoir qui décroche la timbale. Autour de ces livres donc, nous avons de nouveau fait de belles rencontres, vidé quelques verres et rempli nos têtes de très bons souvenirs, dans la chaleur toujours. Alors, au mépris du péril inhérent au retour, comme je vous l’ai dit au soir qui consacra Alain Guyard jeune Mousquetaire du premier roman(ben oui, il faut quand même le rappeler et le féliciter encore !), je reviendrai. Mais tout bien réfléchi, je n’ai pas besoin pour cela de chercher un prétexte, car j’ai mieux, j’ai une bonne raison, et même des bonnes raisons : des amis. A bientôt donc, les amis !
    Jean-Claude Lalumière

    J’aime

  6. Jean-Claude Lalumière et Sylvie Tanette, c’est avec eux que je suis rentré d’Orly en RER. Ils faisaient partie de la joyeuse bande invitée à Nogaro par Éric Busson, professeur de lettres et de cinéma à Nogaro, à l’occasion de la remise du Prix Jeune mousquetaire auquel Stanilas Wails aurait dû se rendre pour La maison Matchaiev, au lieu de traîner ses guêtres au Japon. Étant éliminé de fait par son absence, le prix est revenu à ce malicieux drille d’Alain Guyard pour sa Zonzon, après Le Front russe (passé en poche) du sieur Lalumière. Il y avait aussi Bernard Thomasson, journaliste à France Info, grand amateur de marathon, pour un roman paru au Seuil, Sophie Schulze, publiée comme moi chez Léo Scheer et puis Lydie Salvaire, dont j’ai fait un peu plus connaissance, accompagnée dans la journée par l’éditeur Bernard Wallet.

    Je ne vais pas tout relater, cela est impossible, mais il est question d’un livre d’or, alors il convient d’y participer, comme à cette formidable journée dans le Gers. On pourrait évoquer le déjeuner d’accueil – manchons de canard au cassoulet de fèves ! – sous les arcades de La Petite Auberge de Marciac, juste à côté de l’hôtel des Comtes de Pardiac situé aussi sur la grand place, où une chambre avait été réservée, la visite l’après-midi du Château de Laubade, avec dégustation d’Armagnac à la clef, un verre dans un café de Nogaro – où nous sommes revenus à la nuit boire une ou deux bières à la même terrasse – avec les lycéens et les lycéennes ayant participé à la manifestation et au vote, puis la cérémonie suivie du traditionnel débat, de la séance de signature (j’avais pris avec moi quelques Lettres gersoises !) et d’un buffet convivial dans une immense salle des fêtes. Faut-il préciser que le temps était magnifique et chaud, comme en plein mois d’août ?

    Ce n’est pas sans un pincement au cœur qu’on regarde après coup les photographies de Jean-Luc Galvan et que je me souviens de cet arrêt en voiture dans la nuit noire à Termes d’Armagnac. Tant de souvenirs… Ils ne peuvent pas savoir… Et moi, qu’est-ce que je sais ? Le passé n’est plus, le présent non plus, mais on espère revenir ne serait-ce que pour cette aventure qu’on appelle littérature !
    Serge Safran 10 Juin 2012

    J’aime

  7. D’Artagnan, c’est le héros de toutes les enfances, j’imagine. Peut-être plus encore celui de gens qui ont décidé de saisir leur plume (du chapeau ?) pour accoucher d’une histoire qu’ils ont inventée en se remémorant les invraisemblables chevauchées du cavalier gascon et ses épiques combats. Alors le « Prix Mousquetaire », pour un premier roman, c’est un tampon incomparable à apposer sur une oeuvre naissante !

    D’Artagnan, c’est aussi un nom que l’on ne peut prononcer sans y ajouter les trois autres, ceux de ses compères de cape, ce qui signifie que les Trois (quatre) Mousquetaires formaient une fine équipe qui en a vu de belles ! Ça tombe bien, cette année nous étions quatre, nous aussi.

    Et on en a vu, nous aussi, de bien belles… entre les caves d’Armagnac, les vignes et collines alentour, les pupilles de tous ces jeunes qui pétillent d’avenir, leurs émouvantes timidités à parler de nous devant nous (mais avec conviction et enthousiasme à souhait), les discussions épiques avec les uns et les autres, les amitiés dont on sent bien qu’elles sont naturelles et authentiques entre Marciac, Montesquiou et Nogaro, les gorgées de Pellehaut ou de Tariquet qui glissent admirablement le long du gosier, et puis les pages de tous ces livres tournées qui prouvent bien qu’heureusement on aime encore s’évader par la lecture, de nos jours.

    Voilà, un séjour trop court, une terre qui appelle un retour, et un petit d’Artagnan qui s’en est retourné vers sa Camargue (le mélange des régions c’est encore ce qu’il y a de mieux). Coup d’épée dans l’eau pour les trois autres ? Non, je ne crois pas. D’abord Alain, que j’ai découvert à cette occasion, est un type formidable, dans son travail au quotidien et son action vers les taulards, une conscience qui a su nous rappeler quelques vérités (chaque fois que je pose mes fesses sur une chaise plastique un peu design, je pense à lui…), et un très bon écrivain. Il méritait amplement de l’emporter. Ensuite parce que tout ce que vous nous avez dit, à Nogaro, les mots d’encouragement, les sourires, la manière dont vous avez aimé nos livres, ne peut que nous inciter à continuer dans cette voie délicate qu’est l’écriture. On repart toujours gonflé à bloc quand on se retrouve parmi des gens comme vous.

    Que d’Artagnan continue longtemps à décorer de jeunes mousquetaire avides de conquérir le monde !

    Amitiés à tous. Et merci à Eric.
    Bernard Thomasson, Paris Le 09 Juin 2012

    J’aime

  8. C’était quoi, le mieux ? Les armagnacs hors d’âge ? Le foie gras maison ? La découverte de nouveaux visages, si souriants et sereins à la fois ? Le charme indéniable de l’esprit gascon ? Je ne sais pas..En tout cas, c’était une belle réussite. De vrais journées d’été..

    Bonne continuation à cette belle équipe..

    Elle le mérite

    Incontestablement
    Sophie Schulze

    J’aime

  9. Il est très difficile d’expliquer à quel point, quand on publie un premier roman, on est heureux d’être ainsi sélectionné pour le prix Jeune mousquetaire. C’était mon cas cette année et j’en étais vraiment ravie. Surtout, ce fut un plaisir de rencontrer tous ces jeunes et leurs professeurs, des gens qui aiment la littérature. Et j’étais très impressionnée par le sérieux et l’engagement de chacun. Continuez surtout !
    Sylvie Tanette

    J’aime

  10. Alors au début, j’ai cru que c’était pour déconner. Rapport à la pièce que j’étais en train d’écrire, moi, dans ma Camargue où j’ai posé mes valoches il y a plus de dix ans, et où je me suis fait une tripotée de copains. Et la pièce, donc, que j’écrivais, au moment où on me dit, « tiens, t’es nominé pour le prix Jeune Mousquetaire », la pièce, donc, elle s’appelle « D’Artagnan de Camargue, Con ! »… Parce que le copain qui voulait absolument le premier rôle, mon pote José, ça fait cinquante piges qu’il vit dans le sud de chez sud, et il a un accent camarguais à découper à la tronçonneuse Husqvarna. Et comme tous les camarguais, en plus, dès qu’il commence à jaffer, il te fout des « peuchères », et des « cons » à tous les coins de phrases. Et donc, alors, pour pas se faire chier, la pièce, je l’appelle d’Artagnan de Camargue con…

    Et donc alors, j’étais en train de bosser ça quand on me dit (je me répète, mais c’est pour être clair). « Tiens, t’es nominé ». Alors je zyteute un peu les gonzes qui sont en lice et je me dis, comme ça, « laisse béton, t’as pas ta chance, les autres c’est des boloss ». Et je retourne à mes couillonnades camarguaises. On cale des répèt avec les copains et on en cale une, justement, un ouik-end où on se dit qu’on sera tous peinards…

    … Peinards mon cul ! C’est le ouik-end où que je vais recevoir mon prix ! Alors quelle surprise, hein ! Epatant coup du sort !… Primesautier hasard !… Les copains et moi, on en rigole encore !

    Et alors, là bas, au pays de D’Artagnan, le vrai, de Gascogne, hein, pas de Pologne ou d’ailleurs, purée quel accueil !…

    Toutes ces jeunesses au sein encore haut poiré qui vous regardent l’oeil mouillé d’admire… Et ces petits mectons, délaissant le stade pour s’aboucher de la littérature… Des tas de fraîcheurs, enthousiastes et spontanées, des mignonnes qui font des mines et pétillent des quinquets, qui vous caresse votre bouquin avec des retenues tremblantes, qui vous disent des choses sur vous avec un aplomb à transformer un saint en gogo-dancer…

    C’est un bien beau pays, avec de bien belles gens.

    Faut y aller.

    Ils savent ouvrir un livre, ils savent ouvrir une bouteille, ils savent ouvrir leur coeur.
    Alain Guyard

    J’aime

Ecrivez ici votre mot pour le livre d’or.